Extrait : J'ai commencé par un joint



« Tu l'aimes ?
- Ben ouais, elle est belle.
- C'est tout ?
- Euh... quoi d'autre ?

- Je te demande si tu l'aimes. Je te parle d'amour. Et toi tu me dis qu'elle est belle ? Belle ?! Moi quand je te parle de beauté, je ne te parle pas de son joli petit cul moulé dans un jeans Levi's. Ni de ses lèvres pulpeuses. Ni de ses grands yeux pétillants. Putain. Je ne parle pas de ça.Moi ce que je voulais que tu me dises c'est que tu l'aimes. Que tu aimes tout d'elle. Ses défauts. Les pires. Les goûts de ses larmes quand rien ne va plus. L'odeur de ses cheveux quand tu l'embrasses dans le cou. Ses tâches de rousseurs quand l'été pointe le bout de son nez. Et quand j'évoque le mot amour. S'il te plait. Ne l'associe pas au sexe. Parce que tu vois. Savoir combien de fois tu te la tape tous les jours, moi, je m'en fous. Merde. Il y a des mots pour parler d'elle. Pas des mots en tocs. Pas des mots qui soient faux. Pas l'un de ses mots ringards que tu ais entendu dans un film. Pas comme ça. Parfois il n'y a pas de mots. Juste des regards. Des gestes. Encore des regards. Puis un sourire. Qui dure.Qui dure, parce que tu as ta main posée sur sa peau brûlante. Parce que dans sa poche furtivement tu as caché un petit gribouillis avec inscrit "Je t'aime" quand sa tête était tournée. Parce que les jours passent trop vite quand elle est là et que tu ne veux plus la quitter. Que tu ne peux plus lâcher sa main. Et que tu lui dis que sans elle, chaque minute est inutile. Et en revanche. Parce que tout ne va jamais bien. Que ses yeux brillent. Pleurs. Lors d'une dispute. Qu'elle te lance au visage des mots affreux. Des cris de haine. Alors pardonne-la. Recommence à zéro. Et dis-lui. Cris le. Je t'aime. L'amour c'est ça. Ce n'est pas un jeu. Pas de la merde. C'est dangereux. Tu vois. Moi. C'est de ça dont je te parle. »

# Posté le lundi 29 décembre 2008 16:27

Modifié le lundi 08 juin 2009 11:59

Parce que fuir l'inévitable ne fait que retarder le moment redouté.






Ce n'est pas que j'ai appris, ce n'est pas qu'on ne se blesse plus. Nos souffrances se sont apaisées mais veillent à jamais dans les blessures à demi refermées de nos c½ur, quelle importance, quelle importance ces cicatrices, quelle importance ces souvenirs, j'ai les êtres les plus extraordinaires possibles et ils ont tous besoin de moi comme j'ai besoin d'eux. On se fera encore mal, toujours, mais ce n'est pas ça qu'il faut regarder, il faut penser à toutes ces fois où après la bataille on s'épaulera, à toutes ces fois où l'on se consolera, à toutes ces fois où l'on s'excusera, peut-être.



[...]


Mais bien sûr qu'on saigne encore.



[...]


Laissez-moi vous renverser le monde. Tout est si beau, la tête à l'envers, tout a l'air si simple entre nos carrefours, à condition qu'on sache encore s'y perdre. Peu importent la bizarrerie et l'étrangeté de nos gestes s'ils sont d'amour, peu importent les hésitations et les saccades de nos mots s'ils sont sincères.


[...]


Nos inepties restent à jamais les plus belles.



[...]



Le silence va se faire et j'ose espérer qu'il vous remplira la tête, que vous penserez à moi et me garderez dans un coin de vos pensées. Le silence va se faire et je vais m'en aller, êtes-vous triste à ma place, savez-vous que j'en souris ? L'avenir est là, il m'attend. Je me suis replongé pour vous dans tout ce que j'avais pu ressentir et ça a fait sacrément mal, diablement bien. Le silence va se faire, je l'entends déjà, dans cette chambre avec pour seule mélodie ma repiration calme et posée. Le silence va se faire, dites-moi, êtes-vous triste ? Êtes-vous triste?


[...]



Parce qu'il paraît que tout a une fin.



# Posté le mardi 07 octobre 2008 10:49

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:33

On les entendait s'insulter, se reprocher le moindre déplacement, le moindre mot, vidé son sac sur l'autre et mon Dieu, c'était toujours le même refrain. Et viens par là que j'te crache à la gueule toutes tes absences, et viens par ici que j'te crache à la gueule tout mon amour. On avait fini par s'y habituer , tout en sachant que s'habituer ne signifiait pas supporter, bien entendu. Et bas-y qu'ils nous déchiraient les tympans et leurs coeurs en même temps, et vas-y qu'ils s'entre-tuaient en nous faisant plonger avec eux.


Mais ce soir-là, une des seules choses différentes était ce cri, le cri. Un cris de détresse qui avait précédé un silence bien mystérieux pour nous, qui étions dans nos chambres. Le plus effrayant dans cette histoire, c'est que le cri était bien trop aigu pour appartenir à l'un des jumeaux et bien trop lourd. Ce n'étais pas leur genre non plus, ils ne tentaient pas de les cacher de peur qu'on entende quelque chose à travers. Le plus effrayant c'était bel et bien que ce cri lui appartenait, à elle, la fille qu'on avait promi de n'pas brusquer. Et j'aurais mis ma main aux feux que c'était lui. Je me demandais si un jour, on arriverait à tenir une promesse, rien qu'une. Parce que depuis qu'on était ensemble tous les quatre, combien de promesses, on a tenu? Ce n'était même pas la peine de m'laisser compter sur mes doigts, il y en avait zéro, aucune. Toujours est-il que j'étais resté en boule dans mon lit, augmentant au maximum le son de ma musique.




Si ne pas vouloir affronter le vrai visage des gens c'est être lâche, alors oui, j'étais lâche.
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# Posté le mardi 07 octobre 2008 10:44

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:33

Pensée

[...]


Et c'était comme un tour de passe-passe, un tour de passe-passe à deux balles qui nous faisait revivre. Comme des gamins émerveillés devant un magicien qui sort une ribambelles de foulards multicolores de sa manche. Un arc-en ciel truqué. Et le magicien c'était elle. Cette fille dont on n'savait rien, cette fille grâce à qui on croyait pouvoir changer, celle que j'avais emmenée sur un coup d'tête.





Je n'ai jamais crus à la magie, mais au trucage oui.
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# Posté le mardi 07 octobre 2008 10:41

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:33

Liberté

La liberté
Est un mot abstrait.
Parfois nous sommes prisonnier de nos propre peurs.
De nos espoir de nos propres corps .


Pour certains la liberté est leur oxygène.
Certains ne pourraient vivre sans liberté .


Moi ,c'est ce manque de liberté m'éttouffe, qui me bouffe ....
Et me tue petit a petit .
Dans les méandre de ma vie .

# Posté le mardi 07 octobre 2008 10:37

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:32